dimanche, 29 juin 2008

à zyeuter ....

auto promotion ....  :-) 

 

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* la maman *

 

Le Brevet

Comme vous le savez tous il y a quelques jours, il y a eu le brevet ! ( comme ça vous le saurez ).

Alors déjà ça s'est passé dans une salle de cours ( normal, enfin je crois ) et il faisait super chaud mais comme t'en peux plus quoi ! 

Alors ,comme au collège  ils sont très intelligents ils nous font venir une demi-heure avant. Du coup, ba il faut attendre les sujets et il fait super chaud pi comme ce sont des profs qui nous surveillent ( du genre la vieille qui est la depuis 20 ans sure  ) on a le droit de rien faire ! 

 

Pendant la demi-heure comme tu sais pas quoi faire, ba tu prends un chewing-gum, alors la prof elle te regarde chelou du genre "va jeter ton chewing-gum toute suite " sauf que t'as la deuxième qui arrive ( elle c'est sa première année et tout ,elle est trop sympa ) et qui annonce tout fort "Ceux qui veulent ... euh .. ils peuvent garder leur chewing-gums " et là ,t'as ta revanche sur la première et dans ta tête tu te dis " aaah tiens prends ça ! "

 

Donc la demi-heure est toujours pas passée et il y a ta voisine de devant qui commence à s'affaler sur sa table .... et là ,c'est la vu plongeante sur un slip à fleurs ( -_-' ).

 

Bon, on s'approche du début de l'épreuve, il y a la directrice qui se ramène avec ces grosses enveloppes grises,  piuis elle nous fait son spitch' ..... ennuyeux ! Elle nous dit ce qu'on nous dit tout le temps " soulignez vos réponses, relisez vous bien, blablablablablablabla "

 

Bon on nous distribue les sujets. ok tout va bien tu te dis: stresse pas ... stresse pas ... pi là, tu te rends compte que tu stresses quand même un peu ! 

Tu look le sujet .... c'est bon, facile, enfin j'vais y arriver. Là tu stresses déjà beaucoup moins !

Après, t'as fini avant l'heure alors tu te dis que t'as sûrement oublier quelque chose > tu te relis une fois, deux fois , trois fois c'est bon là , c'est limite tu connais ta propre copie par coeur... 

Alors tu lèves la main, faut que tu signes une feuille pi tu peux partir ! OUF ! 

 

Quand t'as fait ça trois fois de suite le brevet t'as envie de l'avoir et surtout pas de le repasser ! 

 

¨* la fifille à sa maman *

jeudi, 26 juin 2008

De la connaissance de Soi.




Ce matin, j’arrive à 8 :30 chez Albert et Rosalie. Je m’attends à les laver, me prépare mentalement….

_ bonjour, alors ? comment allez-vous ce matin , grand-souris-je .

A la mine déconfite de Rosalie je vois bien que quelque chose la chagrine…
-    Albert a la coulante ......................................................................

 Il en a mis partout en haut, depuis deux jours. J’ai mis ses slips à tremper.
-    Hoooo, hannn le pôôôvre déglutis-je
Je vais nettoyer tout ça la rassure-je ( sourire éclatant, souriant, voire printanier aux lèvres )

L’urgence c’est de soigner votre époux, avec la chaleur qu’il fait , il va se déshydrater. Il faut appeler le médecin.
-    ah bon ?  d’accord , opine du chef Rosalie.
Sur ce… je me dirige à l’étage …

Mon scénario NCIS se met en place.
La scène du crime. Je mets mes gants. La chaise percée est vers la fenêtre, avec le pot de chambre posée dessus.
Je m’approche doucement. La chaise est à 1 mètre du mur, une grande giclée noire décore le mur crème. Des éclaboussures au sol, sur le rideau blanc aussi.
Je force mon cerveau. Allez comme dans les Experts, je soulève. Il y a les projectiles et vu l’angle de tir, et la force cinétique, à vue de nez, c’est un tir à bout portant pour le moins. Le tireur a laissé des résidus de poudre: la preuve !  Je m’agenouille devant la chaise, je ne sais pas comment décrocher ce putain de pot. Ca tient par des trucs en fer.
Je transpire, c’est swimming-pool dans mes gants. Je parviens enfin à extirper le container d’explosif.
Parce qu’Albert, la coulante ça ne veut pas juste dire que c'est coulant genre pâte à gâteau avant d'enfourner. Non, non, non et non ....

Ca veut dire l’explosante, Hiroshima, les grandes eaux de Versailles, les geysers de Yellowstone. Ca veut dire le toutou qui vient s'ébrouer en sortant de la flotte juste à côté de votre serviette .
J’ai un nœud à l’estomac.
Je prends le pot et le descends aux toilettes pour le vidanger. Je cherche de l’eau de javel pour le nettoyer parce qu’il y en a dedans et dehors. Tout collé. ( 2 jours je rappelle. )
Et là, moi qui croyais que c’était juste le vomi qui  m’incommodait … ben non. Pas que. En fait la vue je m’en fous.

C’est l’odeur...


C’est venu d’un coup, sans prévenir. Tout mon petit déjeuner. Tout. Encore là, il est midi, et j’arrive pas à manger.
Quelle chochotte je fais … !


Après avoir nettoyé le pot, je suis remontée pour nettoyer les dommages collatéraux.


Alors un point à souligner : Quand les marchands de tapisserie vous  vendent du papier lavable, sachez braves gens, que c’est que des conneries.
La merde ça imbibe, la chiasse ça colle et sèche et s’imprègne. J’ai frotté, tamponné et des clous, j’ai juste réussi à ôter un peu de tapisserie.
Le sol c’est mieux parti. Les rideaux, vu qu’il y en avait sur 60 bons cm, je les ai décrochés et lavés à la machine et remis encore humides, sentant bon l'adoucissant fraicheur grand air.


Avant de partir j’ai bien dit à Rosalie de faire venir le docteur ABSOLUMENT.


-    Vous êtes un peu blanche nan ? me dit-elle
-    Hon hon, c’est pas le cas de la tapisserie en haut, je suis désolée mais j’ai rien pu faire, hoquetai-je.
-    Tant pis, elle était moche de toutes façons je l’aimais pas, me dit-elle
-    ……..ha ouais ok bon ben aurevoir , souris-je.
Voilà, Aide à domicile c’est aussi la  connaissance de soi. Je croyais que dans mon top cinq des odeurs insupportables c’etait le vomi le number one. Me suis trompée, c’est la coulante de deux jours de macération.

Comme quoi …. ☺

 

" la maman "

vendredi, 13 juin 2008

De la poudre et des chips

Chère Toi, attends, que je te raconte la suite.

11h pétante, me voilà garée devant chez Mr Victor. J’ai encore dans les yeux les images des ablutions Albertines …. C’est pas facile.
Oh je me dis que je vais m’y faire, mais que bon, une petite formation pour préparer à tout ça n’aurait pas été de trop.

Mais ça va.
Allez, hop, bonjour Mr Victor.
Je viens vous voir pour vous aider. Que puis-je faire pour vous ?
-    ben voilà, c’est pour elle. Elle déprime …..
Là je vois une dame âgée, dans son fauteuil, en chemise de nuit.
Je regarde Victor et lui demande exactement ce qu’il attend de moi. D’un signe de la tête il me montre un tas de vêtements.
-    Il faudrait l’habiller.
Ok ok …. Le temps que j’enlève mon imper et pose mon sac, il l’avait déjà mise debout et hop là, à poil dans la salle à manger.
Toute nue. ( faudra que j’aie une conversation avec Dieu …. Après c’est quoi ? les sauterelles ???  ) . bon.

Je lui dis que ça va aller, lui met sa culotte difficilement. La dame est comme qui dirait surchargée pondéralement … Surtout les fesses et les seins.
_ il faut lui mettre de la poudre pour les escarres. Sous les seins, me dit Victor.
J’avale ma salive, souris. observe , me demandant comment vais-je lui mettre la poudre , sous les seins quand le «  sous «  se situe géographiquement au niveau des genoux.

Respiration, je prends ma main gauche  et soulève comme je peux. Je mets un genoux à terre ( ce qui me rappelle bizarrement une autre situation mais j’arrive pas à mettre le doigt dessus ….. )  et psschiiittte comme je peux. Le nuage  talqueux de pévaryl me revient dans la figure.
Génial.
Je transpire du coup ça colle.

Tant bien que mal je m’acquitte de ma tache. On rassied madame. Et je demande ce que je peux faire à Victor. Il me demande de faire son lit et que sinon y a rien à faire.

Je vais dans  la chambre, qui est plutôt propre, moderne. Là je vois des miettes  sur le lit, beaucoup sur l’oreiller.
Rahhh il déjeune au lit.  BAhh il a raison, qu’il profite de sa retraite Victor. Je secoue l’oreiller par la fenêtre, refais le lit. , balaie du revers de la main les miettes ( rohhh ce Victor ) . Un coup d’aspi pour celles au sol et hop.
Victor est assis au salon. Je parle un peu avec lui. Il a l’air très très gentil, touchant même.
Il me raconte la dépression de sa femme, il est triste. Il me parle, je lui remonte le moral et incluse sa femme dans la conversation. D’abord elle ne répond pas, puis, petit à petit, lève les yeux, fait une mimique, et parle des ses cauchemars. Elle rêve de cercueils , a peur de mourir … à peur de tout, qu’on l’abandonne.

Tout en parlant, je regarde souvent Victor. Il s’illumine, parle, secoue la tête ….. et y a des trucs qui tombent à la volée à chacun de ses mouvements.
Des croutes.
Des croutes comme des miettes. Couleur croute de pain.
Un psoryasis sûrement, et je pense à mes mains. Faut que je me lave, faut que je me lave …..
J’emprunte ses toilettes. Y a des miettes de pain partout, sur les toilettes , comme des petites chips ….
Super.

Je retourne  vers eux, me concentre sur autre chose, autre chose …. Parler du temps, des belles choses de la vie, .
Je m’en vais tout de même, Victor sourit, me dit que je lui ai fait du bien. Sa femme me sourit aussi.
J’espère qu’elle se sortira de sa dépression, vraiment. Et quoi faire pour l’aider ? pfff ……..

Victor me fait signe de la main depuis le pas de sa porte, il pleut des chips .

 

 

" la maman "

Albert ! c'est ton tour ... i

Chère toi,

Alors j'ai commencé à bosser comme aide à domicile. Je ne sais pas en quoi ça consiste. Enfin, si. En gros…. Mais pas dans le détail.



que je te raconte :

Ce matin je suis allée voir mon couple de ptits vieux. La  mamie m'attendait, sous-vêtements propres à la main, pour que je la lave.
Ben oui, me murmurai-je à l’oreille, c’est aussi ça l’aide à domicile. J’étais gênée et ne savais pas par quel bout la prendre. Sans jeu de mots.

ahum, l'effet de la pesanteur .... c'est terriblement ... pesant.  Bref après avoir transpiré dans sa salle de bain, nez à nez avec son cul, je sors rouge et suante ….  et là,  elle me suit,  et par dessus mon épaule lance à Albert:
hey Albeeerrrt, c'est à ton tour ... !!!


A peine déglutis-je , à peine l’info parvenue à mon cerveau hammammisé, qu'il était à poil dans le salon....
Je crois qu'il faisait la queue en fait.

( horreur et damnation ) .....et curiosité physique, à 90 ans, la zigounette subit un effet inversement proportionnel à la pesanteur qui influe sur le fessier, ventre et tutti quanti.
A ce rythme,  dans 10 ans, c'est plus une zigounette qu'il aura mais un clitoris .... .


Toujours est il que je ne sais si c’est  la vue, ou le passage de ma main enveloppée d'un gant de toilette  moussant dans son entrejambe mais ,.... du coup, j'ai pas eu trop faim à midi.


Le truc c'est qu'après il a fallut le sécher et l'habiller.


Imagine moi, lui assis sur le rebord de la baignoire. Moi à genoux, le séchant comme Marie-madeleine à Jésus, les orteils, les oignons, les ongles incarnés,  tout ça …..Et puis,  toujours sur les rotules, il fallait me rendre à l’évidence : je devais lever la tête pour voir ce que je faisais. Un  minimum.  Le sécher, lui demander d’écarter les jambes pour que je passe la serviette. Cette dernière que je tamponnais d’ailleurs, n’osant pas frotter …
-    c’est encore mouillé me dit Albert….
-    Honhon ( moi aussi je sue, il doit faire 45° dans la salle de bains ) et là, je tentais de repousser une pensée insidieuse … une pensée avec des cornes et une queue fourchue perchée sur mon épaule gauche qui soufflait à mon oreille :


oh mon dieu mon dieu .... , pourvu qu'il ne bande pas. A cette distance, je serai déjà déguisée en pirate pour halloween …. !



wouf, grmpf, , c'est pas marrant.

Albert et Rosalie, propres comme des vieux francs neufs sont tout contents.
Je remonte dans la chambre leurs peignoirs, redescends, regarde l’heure. Ca a passé vite, il est temps de partir, mon prochain client m’attend dans une demi heure.
Je repasse par la salle de bains, ouverte, pour y mettre du linge dans la machine.
Rosalie me fait sursauter, je ne l’avais pas vue.
Elle est assise sur le trone, en reine mère :
-    je fais caca me confie t-elle  ( je pense qu’elle croit chuchoter, mais son sonotone déconne, du coup, elle me le hurle )
honhon …… hmmm, je me sauve en agitant ma main d’un gracieux ôrevouaralundi ….

-    A lundi, dit-elle, agitant sa main comme une pompom girl avec son moltonel épaisseur triple.

Le dernier bruit que j’entendis fut un «  ploc «  sonore et lourd : ouf,  elle qui m’avait confié ses soucis de transit … force est de croire qu’ils sont résolus.

Je passe par la cuisine car Albert doit me signer mon papier d’aide à domicile.
-    Lundi vous venez pour moi ou pour elle ? dit Albert.
-     ?
-    c’est juste pour moi ?
-    hooo, vous et madame nan ?

Je n'attends pas la réponse et je me sauve. Il est bizarre Mr Albert …..

 

 

" La Maman "

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